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Quelques part en plaine de Bièvre…..

 

            L’oiseau marche au sol avec une démarche saccadé, à l’aide de son long bec courbé vers le bas, il fouille dans les herbes à la recherche d’insectes, de chenilles ou tout autre invertébré, un bruit lui fait relever la tête en déployant une magnifique huppe, pas de doute nous sommes en présence de la Huppe fasciée Upupa epop. Avec son bec, elle ramasse des chenilles et des Coléoptères, puis elle s’envole en direction d’un vieil arbre ou l’attende ces oisillons dans la cavité qui réclament à manger, accroché contre le tronc elle leur à chacun leur part glanée auparavant. Elle repart pour chercher à nouveau de la nourriture…

 

 Huppe fasciée

 

La Huppe fasciée est oiseau migrateur qui revient d’Afrique sahélienne, tout les hivers à partir de mi-mars et qui repart à la fin de l’été, toutefois il y a des données fréquentes d'hivernage en Languedoc-Roussillon, dés son arrivée elle parade, c’est à cette période que l’on entend le fameux chant sourd qu’elle répète plusieurs fois et qui porte loin : houp, houp, houp…, c’est d’ailleurs de la que vient son nom scientifique, ensuite c’est l’accouplement, elle pond dans un trou d’arbres, de muret ou de bâtiment, 5 à 7 œufs qui éclosent 16 jours après, au bout de 22-28 jours les jeunes s’envolent.

 

 

 

C’est un des oiseaux le plus remarquable et les plus caractéristiques de nos régions, avec son plumage chamois orangé, ses ailes larges et arrondies, elles sont comme la queue rayée de noir et de blanc, une huppe érectile orangé à pointes noires qu’elle dresse et reste ainsi tant que l’inspection du voisinage n’a pas dissipé son inquiétude naturelle, elle a un bec long, étroit courbé vers le bas, la Huppe a une taille de 28cm, qui se situe entre le Merle et le Pigeon, dont 4-5cm de bec et une envergure de 44-48cm.

 

 

 

En Europe la Huppe est un nicheur répandu, en France elle est présente dans tout le pays, elle est toutefois plus abondante dans la moitié sud de l’hexagone, les principaux bastions se situent sur la façade atlantique et en Languedoc-Roussillon. Comme la Chevêche d’Athéna, elle affectionne les zones herbacées bien ensoleillées avec des haies, des perchoirs et des cavités, les bocages et les vergers lui conviennent particulièrement, à l’opposé des grandes cultures intensives et des bois, elle est rare en altitude. Elle recherche des cavités d’arbres ou des infractuosités de murs pour établir son nid, rarement à plus de 3m de haut. On la voit souvent au sol, elle déambule avec élégance en hochant la tête à la recherche de vers et d’insectes, son vol fait pensé à un gigantesque papillon avec ses battements d’ailes irréguliers.

 

En France, la Huppe est protégée intégralement, classée en déclin, ses effectifs sont estimés en régression entre 20 et 50 % ( en Europe de 10 à 30 % ), en Rhône-Alpes elle est de 50% ! elle niche plus que localement, moins de 1000 couples ! Son aire de répartition a diminué d’au moins 20%, sur la liste rouge de l’Isère elle est passé de vulnérable en 1995 à en danger en 2007, comme toutes les espèces cavernicoles ( Chevêche d’Athéna, Torcol fourmilier ) dont leurs habitats sont liés aux milieux agricoles semi-ouverts, cette diminution est du à la disparition de leurs sites de nidifications ( arbres creux, vergers, prairies, haies, buissons, granges ) et des espaces ouverts pour leur alimentation( prairies, landes ), dans notre département, la Huppe est très localisée et dispersée, sa population est donc en régression, seuls les balcons du Drac aux environs de la Mure abritent une population relativement bien constituée, en nord Isère, la Huppe n’est plus que rarement contactée, nous avons des témoignages de nidifications autour des Avenières et sur Saint-Hilaire-de-Brens. Elle a été récemment observée sur les communes de Moirans, Sardieu et Bonnefamille, dernièrement nous avons eu des informations sur les communes de La Frette, le Mottier et Brézins.

 

Une des principales cause de raréfaction de la Huppe est la modification des pratiques agricoles qui s’est traduit par l’arrachage des haies, des arbres isolés, l’urbanisation, la disparition des vergers, les bâtiments anciens et les vieux murets sont soit détruits, soit rénovée et n’offrant plus de sites propices à l’accueil de la Huppe. L’utilisation de pesticides et la raréfaction des gros insectes réduit les disponibilités alimentaires de cet oiseau.

 

La conservation de cette espèce va de paire avec la préservation des paysages agricoles traditionnels avec ces prairies pâturées et ces vieux arbres. Le maintien d’exploitations agricoles tournées vers l’élevage extensif est primordial, cela passe aussi par la valorisation des produits des éleveurs au travers de filières courtes et de labels. La conservation des haies constitue un réseau écologique d’une importance majeur, pas seulement pour la Huppe mais aussi pour les autres oiseaux, mammifères, reptiles et un grand nombre d’insectes, elles constituent une «  trame verte « entre les différents éléments fixes du paysage qui sont les haies, les arbres isolés, les chemins creux, les boisements plus ou moins grands, les mares, l’entretien des arbres meme ceux qui sont mort ont des effets bénéfiques pour le maintien d’espèces, bien sur les essences locales sont à préféré car beaucoup plus adapté au sol, résistantes et infiniment plus intéressantes sur le point faunistique. Les communes peuvent également dans les documents d’urbanisme jouer un rôle important en déterminant les zones agricoles propices à la Huppe en catégorie non urbanisable, elles peuvent également classer des arbres remarquables ou des haies pour empêcher leur destruction.

 

Comme la Chevêche d’Athéna la pose de nichoir peut permettre le maintien de couples ou de créer un gîte favorable dans des lieux propices. Vous trouverez ci-dessous la notice de construction et son agencement.

 

 

  Construire nichoir Huppe023 schéma nichoir Huppe024

 

        

                                               Extrait du document édité par la LPO38 «  ensemble protégeons la Huppe fasciée ! « 

 

Le nichoir à Mésange….

 

nichoir mésange

   

 

Eléments

Cotes ( en mm)

Quantité

Toit

120 x 220

1

Fond

120 x 140

1

Dos

120 x 270

1

Avant

120 x 250

1

Cotés

270 x 180

2

Tr   Trou d'envol

Mésanges bleues, huppée, noire

Diamètre entre 26 et 28 mm

Mésange charbonnière

Diamètre en 32 et 34 mm

  

 

 

 

 

 

 

20100306 01

 

Nichoir à Huppe fabriqué par le service d’activité de jour de l’APAJH, de la Cote St André

 

 

 

Pour que quelque part en plaines de Bièvre ou de Liers, nous puissions encore voir cet oiseau remarquable, comme la Chevêche d’Athéna ou l’Oedicnème Criard, ils sont des symboles de nos plaines ils représentent un cadre de vie, et nous ne pouvons pas priver nos enfants du spectacle que nous offre ces oiseaux dans la nature..

 

Si vous avez des observations de la Huppe fasciée ou que vous avez installé un nichoir, vous pouvez nous transmettre vos informations en contactant la LPO Isère au 04 76 51 78 03 soit par mail : isere@lpo.fr ou me contacter.

 

 

                                                                      Franck Boissieux

                                                                       Correspondant local LPO38 réseau Chevêche

                                                                      Franck.boissieux@orange.fr

                                                                      

 

Merci à Nicolas et Laurent

Article écrit pour le site www.sainthilaire.free.fr

 

Pour en savoir plus :

 

                        www.lpo.fr et www.lpo.isere.fr

                        www.oiseaux.net

www.migraction.com

                        www.migration-teteenlair.fr

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